Biogaz en Afrique: sa place et le potentiel des jeunes
Le biogaz en Afrique

Biogaz en Afrique: sa place et le potentiel des jeunes

Il existe de nombreux phénomènes qui freinent le progrès en Afrique. Parmi eux, le nombre surélevé de déchets organiques. Les africains ne savent plus quoi en faire et l’insalubrité, à défaut de trouver les solutions adéquates, devient une constante dans le quotidien des pays en Afrique. Vous vous posez sûrement la question. N’ont-ils jamais entendu parler de biogaz ? Et bien si, je peux vous dire qu’en Afrique le problème n’est pas le manque d’instruction et d’éducation. C’est seulement et surtout, un taux élevé de gouvernements corrompus, dictés par des besoins primaires. Et pourtant, le biogaz en Afrique peut jouer un rôle décisif pour le développement et l’épanouissement de tout un peuple, voire de tout le continent.

La place du biogaz en Afrique

Pour éviter l’usage de charbon de bois et la culture sur brûlis, certains pays comme le Sénégal, la Mauritanie et le Burkina Faso ont fait appel au Biogaz. Cet emploi du biogaz est une réponse inespérée par rapport au problème d’électricité que subit ces pays depuis déjà trop longtemps.

Malgré un peuple réticent face aux principes, les autorités dans chacun de ces pays sont plus que désireux d’effectuer un changement tangible et net quant à l’usage du biogaz en Afrique. Je suis sûr que vous vous demandez : « pourquoi le peuple est réticent ? ». Tout simplement à cause de leurs croyances et superstitions. En effet, les Africains sont des addicts de sorcelleries et marabouts en tout genre. Ils ne trouvent donc pas l’idée d’employer des compostes et déchets dans leur vie quotidienne très attrayante. Un travail sur le « behaviour change » attend donc aussi ces gouvernements.

Au Sénégal, le but du gouvernement est d’employer les bouses de vaches pour approvisionner les foyers dans les zones rurales. Grâce à des tuyaux, le gaz méthane sera utile pour la cuisson, l’éclairage et aussi pour les activités agricoles.

Le Sénégal, pionnier du biogaz en Afrique
Le Sénégal, pionnier du biogaz en Afrique

Le biogaz, un projet sur la bonne voie

On recense actuellement de plus en plus de jeunes concernés par l’usage du biogaz comme énergie renouvelable en Afrique. Des jeunes qui ont su dépasser les principes archaïques de leurs prédécesseurs et qui sont porteurs de nouveaux projets.

A titre d’exemple, nous parlerons de l’entreprise de Noël Kombo N’Guessan et Louise Bijleveld. Ces jeunes proposent de transformer les déchets organiques et agro-alimentaires de l’Afrique Occidentale (applaudissement s’il vous plaît pour cette initiative) en énergie renouvelable.

Noël et Louise veulent produire du gaz et de l’engrais pour toute une nation. Pour cela, ils ont pris les informations à la source, c’est-à-dire grâce à l’agriculture. Découvrir les besoins et les problèmes des agriculteurs, tels ont été le but de ce couple en fondant l’entreprise LONO.

« MON BUT, C’EST DE PROPOSER UN ENGRAIS PROPRE À CHAQUE LOCALITÉ, EN FONCTION DE SES BESOINS EN MATIÈRE DE CULTURE » dixit Noël Kombo N’Guessan.

Ainsi, selon chaque type de déchets produit et la qualité de la terre, LONO propose toutes sortes d’engrais. Avec un investissement de 40 000 euros, l’entreprise compte aujourd’hui parmi les meilleures dans le domaine de l’énergie biogaz en Afrique. Ce chiffre et ce travail montre la volonté et le courage du peuple Africain à évoluer et à produire de l’énergie renouvelable, un domaine incontournable pour le développement de l’Afrique.

Louise et Noël, fondateur de LONO, une entreprise de Biogaz en Afrique
Louise et Noël, fondateur de LONO, une entreprise de Biogaz en Afrique

J’espère que ces quelques mots sur le biogaz en Afrique vous ont intéressé. Personnellement, malgré le sous-développement, je trouve très fascinant de découvrir que certains pays s’acharnent à trouver des solutions et des idées pour combattre la pauvreté qui y règnent.

-> Voir aussi: Et si nous faisions de nos déchets organiques une source de biogaz ?

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